Naomie Guégan Psychopraticienne · Accompagnante périnatale Prendre RDV

Accueil›Articles›Emprise

Relations · Emprise

Une relation vous fait douter de vous.

Vous vous justifiez sans cesse, vous marchez sur des œufs, vous ne savez plus très bien ce qui est normal. Ce n'est pas dans votre tête.

Par Naomie Guégan · lecture 6 minutes

L'emprise ne commence presque jamais par une violence visible. Elle s'installe par petites touches : une remarque, un reproche, un silence qui punit. Et un jour, on se surprend à ne plus rien dire de peur de la réaction de l'autre.

Ce qui peut se jouer

Dans une relation d'emprise, qu'elle soit conjugale, familiale, amicale ou professionnelle, certains mécanismes reviennent souvent :

  • La culpabilisation : vous finissez par vous sentir responsable des humeurs, des colères ou des échecs de l'autre.
  • La confusion : on vous dit que vous exagérez, que vous avez mal compris, que ça ne s'est pas passé comme ça. Vous doutez de votre mémoire et de votre ressenti.
  • L'isolement : vous voyez moins vos proches, par lassitude, par honte ou parce que « ça fait des histoires ».
  • L'alternance : des moments très tendus, puis des moments très doux qui font espérer que tout va s'arranger.
  • Le contrôle : de l'argent, des sorties, du téléphone, des tenues, des fréquentations.

Aucun de ces signes ne suffit à lui seul. C'est leur répétition, et l'effet qu'ils ont sur vous, qui méritent d'être regardés.

Pourquoi c'est si difficile à voir

Parce qu'on aime, parce qu'on a des souvenirs heureux, parce qu'on a des enfants ensemble, parce qu'on a appris très tôt à s'adapter. Et parce que la confusion fait partie du mécanisme : plus on est pris dedans, moins on a de recul pour le nommer.

La confusion n'est pas un défaut de votre part. C'est un effet de l'emprise.
Vous reconnaissez-vous ?

Cochez les phrases qui vous ressemblent, sans réfléchir trop longtemps.

Ce questionnaire n'est pas un test ni un diagnostic. Rien n'est enregistré.

Ce que nous pouvons faire ensemble

Lors d'une analyse de situation, nous regardons les faits que vous rapportez, leur contexte et leur répétition. Pas pour juger une personne absente, mais pour que vous retrouviez du discernement : distinguer ce qui s'est passé de ce qu'on vous en a dit, repérer ce qui vous fait du mal, et identifier vos appuis.

Ensuite, si vous le souhaitez, nous pouvons travailler la reconstruction : poser des limites, retrouver confiance dans votre ressenti, sortir de l'hypervigilance. À votre rythme.

Vous êtes en danger ou vous avez besoin de parler tout de suite : 3919, Violences Femmes Info, gratuit et anonyme, 24 h/24. En cas d'urgence : 17 ou 112.

Ces lignes vous parlent ?

Vous n'avez pas besoin d'avoir déjà les bons mots. Une demande ne vous engage à rien : je vous recontacte pour convenir ensemble du moment et du format.